Congo: ouverture du procès du général Norbert Dabira

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Par RFI

Le général congolais Norbert Dabira (d), en 2005, lors du procès sur l'affaire des «disparus du Beach» à Brazzaville, lors duquel il avait été acquitté.
© AFP PHOTO / GG Kitina

Après le procès du général Mokoko condamné vendredi 11 mai à 20 ans de prison, un autre officier qui fut proche du président Sassou Nguesso est jugé à partir de ce mardi matin par la cour d’appel de Brazzaville qui siège en ce moment en session criminelle. Il s'agit du général Norbert Dabira. L'ancien haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants est poursuivi pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Au cœur de ce procès, une conversation téléphonique interceptée par les renseignements intérieurs, entre les généraux Norbert Dabira et Ngatsé Nianga Mbouala, commandant en chef de la Garde républicaine. Il y est question d'un projet de coup d'Etat. L’avion du président Denis Sassou Nguesso devait être abattu en plein vol, au retour d’un séjour dans son fief d’Oyo. Le 11 janvier dernier, Norbert Dabira était placé en détention. Ngatsé Nianga Mbouala était quant à lui limogé, mais à ce jour, il n'est pas inculpé et devrait comparaître en qualité de témoin.

Le général Dabira nie toute implication, selon un de ses avocats. « La conversation téléphonique a bel et bien eu lieu, mais il n'y a tenu aucun propos le compromettant. Il était en France », explique son défenseur. Considéré comme un proche du chef de l'Etat, l'ancien inspecteur général des forces armées congolaises a été mis en examen dans le cadre de l’affaire desdisparus du Beach dont l'instruction se poursuit en France. Il n'avait plus fonction officielle depuis le mois d'août.

Le général Dabira est jugé en procédure de crime flagrant. Selon une source judiciaire, l'instruction se fera à la barre. Le procès pourrait durer 2 jours.

La cour jugera par la suite Jean-Martin Mbemba, ex-ministre d’État, également pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Quant à André Okombi Salissa, détenu pour les mêmes motifs depuis janvier 2017, la date de son procès n’est pas connue, mais de source diplomatique, il est possible que la session criminelle de la cour d'appel soit prolongée.

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