Congo-B: Ras-le-bol dénonce un climat délétère après une vague d’arrestations

0
98

Par RFI

Vue de Brazzaville, capitale du Congo. (Image d'illustration)
© Wikimedia/Jomako

Après l'arrestation ces derniers jours de ses 23 membres accusés entre autres d'incitation à la révolte populaire, suite aux procès des généraux et autres candidats à la présidentielle de 2016, le mouvement citoyen Ras-le-bol juge délétère le climat socio-politique qui prévaut au Congo. Il exige la libération de ses militants et appelle à l'arrêt des procès.

Le mouvement Ras-le-bol est sans nouvelles de ses 20 membres arrêtés à Pointe-Noire, tandis que trois autres à Brazzaville ont été placés à la maison d'arrêt.

Cette vague d'arrestations, le récent procès du général Jean-Marie Michel Mokoko et ceux à venir du général Norbert Dabira, d'André Okombi Salissa ou encore de Jean-Martin Mbemba créent un climat délétère dans le pays, selon le mouvement Ras-le-bol qui demande l'arrêt de ces procès et exige la libération pure et simple de ses militants.

« Notre demande est très simple et la même depuis le jour où ils ont été arrêtés : c'est leur libération pure et simple ; c'est leur libération sans conditions parce que nous sommes dans un Etat de droit, un Etat où les gens ont le droit de diffuser par la pensée et par n'importe quelle manière que ce soit leurs opinions », a expliqué Gerschome Gobouang, le chargé de la stratégie du mouvement Ras-le-bol.

Acteur de la société civile soutenant l'action du mouvement Ras-le-bol Jo Washington Ebina est également convaincu que le Congo vit un climat socio-politique délétère et appelle les différents acteurs au dialogue. « Nous appelons à un dialogue national pour que le pays sorte de cette situation qui devient délétère et qui augure un avenir sombre pour la République », dit-il.

Article original

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici