Congo-B: le procès du général Norbert Dabira, tombé en disgrâce, se poursuit

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Par RFI

Vue de Brazzaville, capitale du Congo (photo d'illustration).
© Wikimedia/Jomako

La troisième journée du procès devant la chambre criminelle de la cour d'appel de Brazzaville du général Norbert Dabira, ancien bras droit et proche parmi les proches du président Denis Sassou-Nguesso, accusé d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, devrait être déterminante avec l'ouverture des scellés et l'audition du principal témoin. La deuxième journée, mercredi 16 mai, a été marquée par son interrogatoire.

Près de quatre heures chrono, c'est le temps qu'a duré l'interrogatoire de l'accusé Norbert Dabira. Il a répondu aux questions de la cour, du ministère public et de la partie civile. Un seul avocat de la défense lui a posé quelques questions. Les autres ont exigé l'ouverture des scellés, notamment l'audition des enregistrements téléphoniques considérés comme pièce maîtresse de la procédure.

« La pièce maîtresse de la procédure, nous continuons à le dire, c'est la bande des écoutes téléphoniques interceptées par la DGST [Direction générale de surveillance du territoire, ndlr]. Ça va nous permettre d'abord de comprendre pourquoi les gens doivent être écoutés à leur insu ; ce qui est une violation de quelques droits que nous connaissons tous ; puis savoir qu'est-ce qui a été réellement dit », a déclaré Me Andrée Brigite Nzingoula de la défense

La partie civile quant à elle brûle d'impatience pour écouter le témoin cité dans cette affaire.

« Tant que nous n'aurons pas entendu le témoin, nous ne pourrons pas tirer de conclusions sur l'issue du procès, donc patience », a dit pour sa part Me Gérald Deviller qui défend les intérêts de l'Etat.

La cour a promis ce jeudi d'ouvrir les scellés et d'écouter le témoin, en l'occurrence le général Nianga Ngatsé Mbouala, ancien commandant de la Garde républicaine.

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