Congo-B.: au procès Mbemba, Jean-Claude Mbango clame son innocence

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Par RFI

Le tribunal de Brazzaville
© GUY-GERVAIS KITINA / AFP

Après sept jours de débats, les réquisitions et plaidoiries auront finalement lieu ce 1er juin au procès de Jean-Martin Mbemba, ancien ministre d'Etat congolais jugé par contumace pour atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat. Dernier coaccusé à faire sa déposition à la barre, l'officier de police Jean-Claude Mbango a rejeté ce 31 mai toutes les accusations d'une conspiration visant à destituer des institutions de la République et dénoncé un complot.

Ce 31 mai, à Brazzaville, le colonel Jean-Claude Mbango a passé pratiquement quatre heures à la barre pour faire sa déposition. Il a été également soumis à une confrontation avec un autre coaccusé. Questionné par la cour, l'officier en a profité pour essayer de prouver son innocence.

Il est accusé d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat. Il est notamment soupçonné d'avoir participé courant 2013 à une réunion de conspiration en vue de renverser les institutions avec les militants de l'Union pour le progrès (UP), formation politique dirigée par l'ancien ministre Jean-Martin Mbemba que Jean-Claude Mbango appelle affectueusement « frère aîné ».

« Complot »

A l'époque des faits, l'officier, âgé de 64 ans aujourd'hui, était directeur départemental de la police dans le département du Pool. Mais, lors de son interpellation alors qu'il était encore en fonction, sa convocation portait la mention d'« ancien » directeur.

« Cette affaire dans laquelle je serais impliqué est un complot et ce n'est pas le premier contre moi. Comment comprendre que depuis que je comparais, aucun responsable de la police n'est jamais venu m'assister ? », a laissé entendre le colonel Mbango qui suivra ce 1er juin comme ses trois coaccusés les réquisitions et les plaidoiries.

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