Comores: l’ancien président Sambi assigné à résidence

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Par RFI

L'ex-président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi (ici en 2009, illustration).
© AFP / Tony Karumba

Aux Comores, l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi s'est vu remettre une assignation à résidence hier, samedi 19 mai. Des militaires armés ont encerclé son domicile dans la soirée. Les députés et le bureau politique de son parti qui avaient décidé de se réunir chez lui, se retrouvés coincés au domicile de l'ancien chef d'Etat. Les militaires ne laissant entrer ni sortir personne.

« Considérant ses agissements constatés ces derniers jours et en vue de préserver l'ordre et la sécurité publics, M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est placé en résidence surveillée ». C'est par ces mots et sans plus de précision que la note du ministère de l'Intérieur intime l'ordre à l'ancien chef de l'Etat de ne pas quitter son domicile, sans en introduire au préalable la demande auprès du département de la Sécurité publique.

Remise à l'ancien président Sambi dans la journée de samedi, la note n'évoque aucunement les éventuelles visites. Les députés et membres du bureau politique de son parti se sont donc réunis chez lui, après les prières du soir propres au mois de ramadan. A leur grande surprise, après leur arrivée, des militaires armés ont encerclé le domicile d'Ahmed Abdallah Sambi empêchant quiconque d'entrer ou sortir.

Le groupe immobilisé à la résidence de l'ancien président interroge la légalité de l'action émanant d'une note circulaire signée par le secrétaire général du ministère de l'Intérieur et non d'une décision de justice. En début de semaine l'ancien président avait été auditionné durant quatre heures sur son rôle dans l'affaire dite de la « citoyenneté économique » [en avril dernier, une commission parlementaire a remis au président Azali Assoumani un rapport d'enquête accusant les anciens présidents Sambi et Ikililou de fraude, NDLR]. Aucun incident n'avait suivi cet interrogatoire.

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