[Chronique] La confiance, indispensable levier pour l’épargne des classes moyennes

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Les classes moyennes africaines n’ont pas suffisamment confiance dans le système bancaire traditionnel pour lui confier son épargne, préférant des alternatives informelles. Des innovations telles que le mobile banking ou la microfinance changent la donne en permettant de mobiliser ces fonds pour le développement.


Depuis que la BAD a estimé, en 2011, que les classes moyennes comptaient 300 millions de personnes sur le continent, les entreprises et les investisseurs n’ont d’yeux que pour elles. On en oublie que ces classes sont aussi une source d’épargne vitale pour l’économie. Avant de consommer, elles épargnent. Leur épargne fait le crédit, et le crédit fait le développement.

« Ce qui les caractérise, c’est qu’elles se projettent dans l’avenir », a déclaré Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l’Institut français des relations internationales (Ifri), en ouvrant un colloque qui leur était consacré, le 29 octobre. « Même les classes qui ne disposent que de 2 à 4 dollars (de 1,75 à 3,50 euros) par personne et par jour mettent un point d’honneur à épargner pour investir dans l’éducation de leurs enfants ou dans un business », a confirmé Clélie Nallet, chercheuse à l’Ifri.

Manq

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