Centrafrique : Karim Meckassoua face à Faustin-Archange Touadéra, les dessous d’une lutte

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Entre Karim Meckassoua, destitué le 26 octobre de la présidence de l’Assemblée nationale, et Faustin-Archange Touadéra, le chef de l’État, la lutte est devenue acharnée.


Tout avait pourtant bien commencé… En mai 2016, quand l’ancien ministre Karim Meckassoua est élu président de l’Assemblée nationale, c’est avec l’appui officiel de Faustin-Archange Touadéra. Au premier tour de la présidentielle, en décembre 2015, il n’est arrivé que septième, avec 3,2 % des voix.

Mais il a la confiance de deux puissants voisins, le Tchadien Idriss Déby Itno et le Congolais Denis Sassou Nguesso, sans compter celle du Français Jean-Yves Le Drian. En hissant le musulman Meckassoua au perchoir, le chrétien Touadéra fait un geste de rassembleur.

Détracteurs

Dès la fin de 2017, tout se gâte. Karim Meckassoua se montre-t-il « arrogant et prétentieux », comme l’affirme Jean-Symphorien Mapenzi, son premier vice-président ? Beaucoup de ses collègues députés l’accusent de n’accorder des missions qu’à ses proches et d’autoriser des décaissements sans justificatifs.

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