Cameroun : cartes rebattues dans l’opposition, Conseil constitutionnel, crise anglophone… les ingrédients d’un scrutin historique

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Comme en 1992, les Camerounais se réveillent peu à peu avec une certitude : ils viennent d’assister à une élection présidentielle historique. Si la réélection de Paul Biya ne fait plus aucun doute, une opposition a émergé, une autre s’est effondrée et la politique a repris place dans le quotidien des électeurs.

Dans quelques années, se souviendra-t-on de ce mois d’octobre 2018 comme d’un printemps démocratique camerounais ? Maurice Kamto et Akere Muna veulent y croire. Certes, Paul Biya a une nouvelle fois assuré sa réélection. Mais l’opposition a trouvé un souffle nouveau, qui fait croire en des lendemains, sinon meilleurs, au moins différents.

Quels enseignements tirer du scrutin et de la campagne qui l’a précédé ? Quels événements marquants fallait-il noter ? Jeune Afrique dresse un premier bilan.

• L’émergence de Maurice Kamto

Jacques Torregano pour JA

Maurice Kamto devrait chercher à renforcer son parti

Dès le 8 octobre, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) se déclarait vainqueur. Engageant le bras-de-fer avec Paul Biya, il prenait de vitesse Elecam, l’instance camerounaise des élections, et se posait, surtout, en chef de file d’une nouvelle opposition. Trois jours plus tôt, il avait reçu le soutien d’Akere Muna, qui avait accepté de retirer sa candidature et de se désister en sa faveur.

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