Burkina Faso: des jihadistes présumés abattus dans une opération antiterroriste

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Par RFI

Les forces spéciales burkinabè devant la maison où se trouvaient les terroristes présumés, le 22 mai 2018.
© RFI / Yaya Boudani

Au Burkina Faso trois présumés terroristes ont été abattus par les forces spéciales de la gendarmerie dans la nuit de lundi à mardi. Ce groupe de terroristes, selon les autorités, est lié aux attaques du 2 mars dernier contre l'état-major général des armées et l'ambassade de France. Plusieurs armes, des explosifs et des tenues militaires ont été saisis au cours de l'opération qui s'est déroulée à Karapala, un quartier périphérique de la capitale Ouagadougou.

C’est très tôt ce mardi matin que les forces spéciales de la gendarmerie nationale ont lancé l'assaut contre le lieu qui servait d'habitation au groupe de présumés terroristes. Dès que les assaillants ont aperçu les éléments de l'unité d'intervention de la gendarmerie nationale, ils ont immédiatement ouvert le feu.

Malgré l'effet de surprise, les combats ont duré toute une partie de la nuit, pendant près de sept heures, explique un habitant du quartier. Après plusieurs heures d'échanges de tirs, le bilan de l'opération fait état de trois assaillants abattus, un autre assaillant capturé et un gendarme mort des suites de ses blessures.

Les forces spéciales ont retrouvé dans la maison habitée par les présumés terroristes plusieurs kalachnikovs AK47, un fusil mitrailleur PKMS, un obus transformé, des cordons détonants et des détonateurs, de nombreuses puces de téléphones mobiles, un cahier avec des écritures en arabe et des tenues militaires burkinabè et françaises.

Ce groupe de « terroristes » est en lien avec les attentats du 2 mars dernier, selon Clément Sawadogo le ministre de la Sécurité. Suite aux attaques du siège de l'état-major général des armées et de l'ambassade de France, les enquêtes de l'agence nationale du renseignement ont conduit à la détection des activités de ce groupe.

Ce groupe préparait une autre attaque selon le ministre, vu le matériel dont il disposait. Une trentaine de personnes ont été également interpellées pour les besoins de l'enquête.

Il y a eu plusieurs phases là-dedans. Ça a duré environ 30-40 minutes de coups de feu vraiment assez violents, et après ça s'est calmé. Puis il y a eu encore environ 30-40 minutes de répit. Je pense qu'il y a eu trois ou quatre fois des coups de feu. C'était vraiment très percutant et très violent. Une opération de sept heures 22-05-2018 – Par RFI

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