Au Nigeria, bilan en demi-teinte pour les mouvements biafrais

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Par RFI

Des militants de l'Ipob et le drapeau biafrais, le 28 mai 2017 à Aba.
© STEFAN HEUNIS / AFP

Pour commémorer les 51 ans de la déclaration de sécession du Biafra, le 20 mai 1967, plusieurs organisations séparatistes avaient appelé leurs militants à rester chez eux. Cet appel a été plutôt bien suivi. Malgré cette mobilisation, les revendications de ces mouvements semblent ne pas trouver d'écho au sein du gouvernement fédéral.

Des ruelles vides, des étals de marchés pliés… Les photos publiées par les médias locaux témoignent du ralentissement des activités à Onitsha, Aba ou encore Umuhia, les principales villes du Biafra.

L'idée, derrière ce mouvement de protestation, était de rendre hommage, de manière « silencieuse », aux militants sécessionnistes morts en 1967. Comme l'explique Mazi Obinna Okparuba, un responsable des jeunes au sein des communauté Igbo. « Les forces de sécurité ont tendance à réprimer nos manifestations. Cette année, nous avons décidé de rester chez nous, de ne pas sortir dans les rues pour défiler. Nous sommes en deuil. Nous prions chez nous pour toutes les personnes qui ont défendu notre territoire. C'est un combat pour notre liberté, même si elle n'est pas effective. C'est une manière d'exprimer notre respect pour ces figures disparues. Selon nos informations, la plupart de nos militants ont suivi cette consigne : les gens sont restés chez eux, les bureaux et les commerces étaient fermés. »

Même méthode adoptée par le Massob, une autre organisation qui dénonce la marginalisation des habitants des Etats du sud-est.

De leur côté, les autorités affichent une certaine indifférence mêlée à une pointe de fermeté. A l'image du gouverneur de l'Anambra qui a menacé de sanctionner les fonctionnaires désirant suivre ces mouvements de protestation. Résultat : « C'était une journée calme, seuls les services publics fonctionnaient, tandis que le secteur informel était moins dynamique que d'habitude », indique un responsable du gouvernorat de l'Anambra.

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