Au Burkina Faso, les travaux de l’autoroute de contournement de Ouagadougou sont lancés

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Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a lancé le 30 octobre, en présence du président du Liberia, George Weah, la construction de l’autoroute de contournement de la capitale Ouagadougou. D’un coût de 276 millions d’euros, ce chantier va durer trois ans.


Le coût de l’autoroute de contournement nord et sud de la capitale burkinabè, dont la construction doit durer trente-six mois, s’élève à plus de 181 milliards de francs CFA (276 millions d’euros). « Le gouvernement, dans son programme de modernisation de nos réseaux routiers urbains, a obtenu un financement pour la réalisation des travaux de bitumage du boulevard périphérique de Ouagadougou sur 125 km », précise l’exécutif burkinabè.

Partenariat public-privé

Les travaux ont été confié au groupe burkinabè Ebomaf, spécialisé dans le BTP. Dans le cadre d’un partenariat public-privé, cette société finance la construction de l’autoroute via un prêt structurant d’une durée de dix ans dont deux en différé, effectuant les travaux avant de se faire rembourser par le gouvernement. Toutefois, les détails des modalités de remboursement n’ont pas été communiqués.

Il s’agit du deuxième grand projet d’infrastructure d’une telle envergure au Burkina Faso élaboré sous forme de PPP, après l’échangeur du Nord réalisé pour 70 milliards de F CFA par l’entreprise française, Sogea Satom, filiale de Vinci Construction, qui devrait prochainement entrer en service.

Conçu pour fluidifier le trafic, le projet démarre sous forme de rocade dans le village de Yimdi, en banlieue ouest de la capitale, pour s’étendre sur un linéaire de 125 km reparti en deux tronçons : le contournement Nord reliant les routes de Bobo à celle de Ouahigouya, tandis que celui du Sud fait la jonction entre les routes de Fada et de Po.

La construction de trois échangeurs (Est, Ouest et Ouaga2000) qui a mobilisé quelques 62 milliards de F CFA au milieu des années 2000, avait déjà considérablement amélioré le trafic urbain. Doté d’une enveloppe de 1 647 milliards de F CFA sur la période 2011-2015, le programme d’investissement prioritaire, a également permis au pays de bitumer 2 323 kilomètres de routes pour un réseau d’ensemble de 15 322 km.

Une société de BTP qui se diversifie

Également présent en Côte d’Ivoire, au Togo, au Bénin, au Liberia et en Guinée, Ebomaf est dirigée par Mahamadou Bonkoungou. « Je remercie les pays qui ont permis à Ebomaf d’être aujourd’hui l’une des entreprises pionnières dans la conduite de ce modèle novateur de financement des projets de nos États », a déclaré l’entrepreneur burkinabè.

Présent dans l’aviation, l’agroalimentaire et l’industrie, ce groupe de BTP contrôle également la Banque de l’Habitat du Burkina Faso, qu’il a recapitalisé récemment à 23 milliards de FCFA en octobre 2017. Cette prise dans le secteur bancaire confirme l’effort de diversification entrepris ces dernières années par Mahamadou Bonkoungou.

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