Au Bénin, pas d’accord dans les discussions gouvernement-syndicats

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Par RFI

Classe de terminale dans le lycée d'Abomey-Calavi, au Bénin.
© Charlie Dupiot

Les deux parties se sont retrouvées jeudi 17 mai à Cotonou lors de la 2e et dernière réunion en deux semaines de la commission de concertation et de négociation collective. C'est un cadre permanent de discussions mais là, elles interviennent après presque quatre mois de grève dans la fonction publique, très suivie dans les écoles, une grève suspendue sans aucune satisfaction des revendications. Parmi elles, l'application des statuts particuliers des enseignants, un ensemble d'une dizaine de primes et d'avantages adopté en 2015 par le précédent gouvernement. Et ça reste un point de blocage.

Revaloriser ces primes, c'est l'une des principales revendications des confédérations syndicales. Le gouvernement maintient sa position annoncée lors de la grève.

« Le gouvernement fait un effort pour accorder ce milliard supplémentaire pour 2018 et pour 2019 un milliard et demi. Pour le gouvernement, c'est un effort substantiel, parce que je vous rappelle que nous sommes en pleine année budgétaire et je vous rappelle que nous avons une situation financière tendue », explique Abdoulaye Bio Tchané, ministre du Développement, chef de la délégation gouvernementale.

Certains syndicats sont prêts à s'en contenter, d'autres veulent plus, ils demandaient 70 milliards d'une même voix au départ. Mais ils sont d'accord sur un point : qu'il y ait moins de primes augmentées mais qu'elles le soient plus.

« Vous avez dit que vous n'avez qu'un milliard à donner aux enseignants, et les partenaires ont accepté de prendre le milliard et vous demande de faire simplement les aménagements dans la répartition et vous refusez, vous avez le sentiment qu'on a la volonté d'achever quelqu'un qu'on pense être à terre, et l'on fait en sorte de ne pas donner la chance au dialogue social », regrette Anselme Amoussou, secrétaire général de la CSA Bénin, une des premières confédérations à avoir appelé à suspendre la grève.

Les autres sujets de désaccord – défalcations sur salaires pendant la grève, augmentation du salaire minimum – restent aussi en suspens.

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