Arabie saoudite : l’Éthiopie annonce la libération du milliardaire Mohammed al-Amoudi

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L’information n’a pas encore été confirmée sur le site officiel du milliardaire, où un communiqué publié le 26 janvier précisait qu’il était « vivant et détenu dans des conditions confortables, pas du tout en prison », qu’il « n’a pas été torturé ou maltraité » et qu’il pouvait avoir « des contacts réguliers avec sa famille ».

Nouveaux ennuis judiciaires au Maroc

Cette libération, si elle est confirmée, ne signe cependant pas la fin des ennuis judiciaires pour l’homme d’affaires de 72 ans, dont le patrimoine est estimé par Forbes à 10,3 milliards de dollars, ce qui fait de lui un des industriels les plus riches de la planète.

Le 5 novembre 2018, le tribunal de commerce de Casablanca s’est en effet prononcé en faveur de l’extension du processus de liquidation judiciaire de la Samir aux biens de Mohamed Al-Amoudi, actionnaire à 67 % de la raffinerie marocaine via le groupe suédo-saoudien Corral Petroleum Holding.

Ses autres sociétés, comme Coral Hotels & Resort Company (groupe hôtelier présent dans six pays de la région Mena) ou la Société hôtelière Samir (propriétaire de l’Amphitrite Beach Hotel Mohammedia), pourraient donc être touchées par cette procédure de liquidation judiciaire.

El Amoudi, qui avait acheté la Samir à l’État marocain pour une bouchée de pain en 1997, a laissé une ardoise estimée entre 3,1 milliards et 3,9 milliards d’euros, tandis que plusieurs centaines de salariés et de sous-traitants se sont retrouvés sans emploi.

Depuis son lieu de détention, l’homme d’affaires a déposé, le 14 mars 2018, un recours devant le Cirdi contre le royaume du Maroc, lui reprochant des « obstacles » et un traitement « injuste » après son investissement dans la société de raffinage Samir.

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