Algérie : les crises au Parlement depuis l’indépendance

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Les coups de gueule, coups de griffes et démissions sont légion dans l’histoire du Parlement algérien, même si, à l’évidence, la crise autour de Saïd Bouhadja est d’une ampleur inédite depuis l’indépendance.


Le premier à avoir claqué la porte de l’APN est Ferhat Abbas. Président de l’Assemblée constituante en 1962, il démissionne avec fracas onze mois plus tard pour protester contre la « soviétisation » du pouvoir par le chef de l’État, Ahmed Ben Bella. Ce dernier l’exclut du FLN et l’envoie deux ans en prison.

Dans son livre L’indépendance confisquée (Éditions Flammarion, 1984), Ferhat Abbas s’explique : « J’ai démissionné de la présidence de l’Assemblée nationale constituante dès le jour où la Constitution fut discutée et adoptée en dehors de l’Assemblée que je présidais et des députés élus pour le faire. La discussion et l’adoption eurent pour cadre une salle de cinéma de la ville, le Majestic. »

La deuxième personnalité à jeter l’éponge est également un historique de la guerre. En désaccord avec la politique menée par Chadli

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