Algérie : la fronde de Saïd Bouhadja à l’Assemblée nationale populaire

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La guerre ouverte opposant la majorité au président de l’Assemblée populaire nationale révèle au grand jour des luttes intestines pour le contrôle de l’État. Décryptage.


En quittant ses fonctions l’an dernier, un diplomate étranger en poste à Alger laissait échapper dans un soupir : « C’est une fin de règne difficile… » Comment lui donner tort, au regard de la crise qui paralyse l’Assemblée populaire nationale (APN) depuis fin septembre ?

Le drame s’est noué au sein même d’une majorité pourtant acquise corps et âme à Abdelaziz Bouteflika. D’un côté, les députés FLN, RND, TAJ, MPA et les élus indépendants, qui réclament le départ sans conditions de Saïd Bouhadja, président de l’APN depuis mai 2017 et troisième personnage de l’État dans l’ordre protocolaire.

De l’autre, ce vieux routier de la politique, 80 ans, moudjahid et membre du comité central du FLN, en guerre contre sa propre famille politique et qui jure disposer d’appuis en haut lieu pour se maintenir. Point de départ de cet imbroglio : le sort réservé à un homme inconnu du grand public.

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