Algérie : éloge du statut quo

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Abdelaziz Bouteflika avait promis pour sa première campagne en 1999 de ne pas être « les trois quarts d’un président ». Un serment qui semble bien loin ; octogénaire, affaibli par les séquelles d’un AVC, il n’est plus que l’ombre de lui-même.

Si l’annonce de sa (probable) candidature à la présidentielle de 2019 a suscité de nombreuses interrogations sur sa capacité à poursuivre l’aventure, elle n’a pas vraiment surpris. Comme la précédente, cette cinquième campagne pourrait se résumer à quelques gestes de la main devant les caméras.

Mais certains vont jusqu’à se demander si le principal intéressé y consent et s’il n’est pas poussé par son entourage. Ici, on parle d’État profond. De sa famille aux cercles économiques qui gravitent autour de lui, c’est la préservation de certains intérêts qui domine. Pourtant, la succession est inexorable. Le processus se fera-t-il dans la douleur ? Deux hypothèses ont les faveurs des observateurs : la désignation d’un homme lige – l’opposition ne semblant pas être en mesure de peser –, ou une reprise en main par l’armée.

Maintenir la paix sociale

D’ici là, les questions économiques

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