Algérie : des artistes qui réinventent le récit national

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Le public connaissait L’Algérie vue du ciel, de Yann Arthus-Bertrand. Ahmed Aït Issad, qui voue un amour inconditionnel à son pays, a, lui, souhaité raconter « l’Algérie vue d’en bas ».

Depuis 2014, il arpente les rues d’Alger, où il vit, smartphone à la main, pour capturer le quotidien des habitants de la ville. « J’ai souhaité montrer l’Algérie d’aujourd’hui sous toutes ses facettes, belle ou moche, les quartiers cachés et surtout l’Algérien, presque absent du documentaire d’Arthus-Bertrand », explique le jeune homme de 36 ans, qui rêve de faire découvrir à sa communauté – 65 000 personnes sur Facebook et Instagram – les 48 wilayas. Des images pour sortir des clichés.Ahmed est issu d’une génération qui veut réinventer le récit national.

Comme Adlene Meddi, journaliste de 43 ans, qui a choisi de revenir sur la décennie noire dans son dernier roman, 1994. L’intrigue se déroule dans la ville d’El-Harrach, où il a grandi. « À l’époque, j’avais moins de 20 ans, se souvient l’auteur. Cette période a conditionné mon ­engagement politique et mon travail. J’ai voulu rendre compte de la façon dont nous avons vécu le terrorisme individuellement : le lycéen, le flic, l’enseignante. »

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