Afrique du Sud: nouvelle attaque au couteau dans une mosquée

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Par RFI

Les enquêteurs de la police près du corps d'un homme sur les lieux de l'attaque près de la mosquée de Malmesbury (sud-ouest de l'Afrique du Sud), Deux personnes ont été tuées au couteau par un homme abattu par la police, le 14 juin 2018. ,
© REUTERS/Mike Hutchings

Il y a beaucoup de questions après une nouvelle attaque dans une mosquée en Afrique du Sud. Tôt ce jeudi matin, lors de la prière, deux personnes ont été poignardées à Malmesbury à 70 kilomètres au nord de la ville du Cap. L'assaillant en fuite a ensuite été abattu par la police. C’est le deuxième incident en un mois dans une mosquée dans ce pays qui connait pourtant une importante diversité et tolérance religieuse.

L’incident s’est produit vers quatre heures du matin ce jeudi 14 juin. Plusieurs personnes se trouvaient dans la mosquée de Malmesbury, elles y avaient passé la nuit pour faire leur prière quand elles ont été attaquées par un homme. Pour l’instant, on ne sait pas s’il était en train de prier ou s’il est entré à ce moment-là dans le lieu de culte. En tout cas, il a attaqué les fidèles et les a poignardés, avant de prendre la fuite. Au moins deux personnes sont décédées et deux autres ont été grièvement blessés.

L’assaillant est un Somalien âgé d’une trentaine d’années. Il a été abattu par la police dans la rue, alors qu’elle tentait de le persuader de se livrer. L’homme n’était apparemment pas connu par la communauté musulmane de cette ville.

Deux attaques similaires

L’incident émeut parce qu’il s’est produit dans les derniers jours du ramadan et parce qu’il s’agit du deuxième incident de ce genre en un mois. Le mois dernier, trois hommes sont entrés dans une mosquée au nord de Durban sur la côte Est et ont poignardé plusieurs fidèles avant de mettre le feu au bâtiment. Une personne est décédée et deux autres ont été gravement blessées.

Pour l’instant, la police n’a pas communiqué sur les raisons de cette attaque. En revanche, un officiel de la police a précisé que l’attaque de ce jeudi matin montrait tous les signes d’extrémisme. Les deux attaques sont survenues l’une au début du ramadan, l’autre à fin. Dans les deux cas, une arme blanche a été utilisée et apparemment les deux victimes auraient été égorgées.

Un membre de la famille des victimes affirme ce matin au micro d’une radio locale qu’il a d’importantes divisions au sein de la communauté musulmane en ce moment. Ajoutant qu’on ne peut pas importer des conflits internationaux comme la Syrie en Afrique du Sud.

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