Affaire Grace Mugabe: des plaignants sud-africains dénoncent son immunité diplomatique

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Par RFI

La mannequin Gabriella Engels lors d'une conférence de presse où elle a donné les détails de son altercation avec Grace Mugabe.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

La justice s'est penchée, jeudi 10 et vendredi 11 mai, sur une affaire impliquant Grace Mugabe. Début août l’année dernière, celle qui était alors première dame du Zimbabwe avait frappé à coup de rallonge électrique une jeune Sud-Africaine, Gabriella Engels, dans un hôtel de Johannesburg. Malgré une plainte et une convocation à se présenter devant police, Grace Mugabe avait finalement pu repartir sans encombre au Zimbabwe, en marge d’un sommet de la SADC à Johannesburg. Plusieurs plaignants dénoncent la décision du ministère sud-africain des Affaires étrangères de lui avoir accordé l’immunité diplomatique à l’époque.

Plusieurs mois après sa chute, Grace Mugabe n’en a pas fini avec la justice que ce soit dans son pays, ou en Afrique du Sud.

Le parti d’opposition Alliance démocratique et le lobby Afriforum veulent montrer que l’ex-première dame du Zimbabwe aurait dû être arrêtée et présentée devant la justice sud-africaine en août dernier pour avoir frappé la jeune Grabriella Engels.

Pour les plaignants, en décidant de lui octroyer l’immunité diplomatique, le ministère sud-africain des Affaires étrangères a pris une décision « inconstitutionnelle et contraire à la loi ». Les représentants du ministère affirment de leur côté que Grace Mugabe bénéficiait automatiquement de cette immunité, en vertu d’accords internationaux.

Le verdict pourrait déboucher sur un procès de Grace Mugabe dans cette affaire. C’est en tout cas ce qu’espère la mère de Gabriella Engels.

Celle-ci a rappelé que la famille Mugabe a essayé de payer pour que la plainte de sa fille soit retirée. « Mais la justice ne s’achète pas », a commenté la mère de la victime.

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