686,4 millions de dollars injectés en 2018 dans les start-up de la tech africaine, selon Digest Africa

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Durant l’année, 415 contrats de financement ont été conclus au profit de start-up basées en Afrique ou dont le principal marché se situe sur le continent. Les entreprises est-africaines, et en particulier kényanes, ont le plus séduit les investisseurs.


Selon une étude du site spécialisé Digest Africa, les entreprises tech africaines – dont le siège ou le principal marché se trouve sur le continent – ont mobilisé 686,4 millions de dollars (598,4 euros) en 2018. Un chiffre qui prend en compte les contrats de 10 000 dollars, qu’il s’agisse de prêts, d’investissements en capital, de bourses ou encore de financement participatif, explique le site dans un communiqué.

« Ce montant pourrait être bien supérieur si le montant de certaines levées avait été communiqué », assure Digest Africa, qui a pu recueillir les montants de 336 contrats sur un total de 415. Le site pointe notamment le géant du e-commerce Jumia et le kényan M-Kopa, tous deux particulièrement discrets sur leurs chiffres.

Les services financiers en tête

L’analyse régionale note une faiblesse particulière des activités en Afrique centrale et fait la part belle aux pays anglophones. Mais contrairement à 2017 où l’Afrique du Sud caracolait en tête des financements, selon l’étude publiée par Partech Ventures, c’est l’Afrique de l’Est qui se distingue cette année : selon Digest Africa, la région a capté 44,2 % des montants débloqués, soit 303,9 millions de dollars. À lui seul, le Kenya a raflé 151,5 millions de dollars (22,8 % du total).

L’analyse sectorielle fait quant à elle ressortir la prédominance des services financiers, qui sont au cœur de 92 contrats, pour un montant total de 276,7 millions de dollars.

Digest Africa fait également un zoom sur les fonds dédiés à la tech, parmi lesquels le sud-africain Naspers a réussi la plus grosse levée de 2018 (314 millions de dollars). « La Banque européenne d’investissement a été l’investisseur le plus actif du continent, avec des participations dans cinq fonds : Partech Africa, Novastar II, Tide Africa, Sawari Ventures North Africa et Africa Tech Ventures », note enfin le communiqué.


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